lundi 25 juin

Le «droit d'inventaire» réclamé par Bachelot met la droite en émoi

 

 

L'ex-ministre Roselyne Bachelot s'est dite lundi

L'ex-ministre Roselyne Bachelot s'est dite lundi "terrorisée" à l'idée que son parti, l'UMP, mette "la poussière sous le tapis" et refuse de faire l'inventaire de ses échecs électoraux. |

Une semaine après la défaite de l' aux législatives, et près de deux mois après l'échec de , les langues continuent de se délier au sein de l'ancienne majorité. Initiée notamment par François Baroin, la critique de la «droitisation» de la campagne s'est poursuivie ce week-end avec les charges des ex-ministres Nathalie Kosciusko-Morizetet Roselyne Bachelot.

L'ex-ministre des Solidarités est allée jusqu'à réclamer un droit d'inventaire du quinquennat passé. Une attitude dénoncée par le patron de l'UMP Jean-François Copé. «Quand je vois un certain nombre de personnalités qui ont été ministres de Nicolas Sarkozy, ont eu une très grande proximité avec lui, les entendre dire des choses à l'opposé de ce qu'elles ont fait, ce qu'elles ont dit, ça me stupéfie un petit peu !», a-t-il déclaré lundi sur France Inter.

Dimanche, dans la foulée de son livre «A feu et à sang»Roselyne Bachelot a réclamé que son parti fasse l'inventaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy, avant le prochain congrès prévu cet automne. «Qu'est ce qu'on va faire, on ne va rien dire ? On a perdu la présidentielle et les législatives. On a laissé une centaine de nos compagnons sur le terrain, on va passer au milieu des cadavres en chantonnant ? La lucidité est toujours douloureuse.
 
 Mais celui qui ne pratiquera pas la lucidité, bâtira la construction sur du sable», a-t-elle estimé dans une interview au JDD. «Réclamer un devoir d'inventaire alors qu'elle a été membre de ce gouvernement», en «termes très critiques avec tout ce que toute cette équipe a fait et dont je me sens solidaire!», «attention, attention! Restons bien dans ce que nous voulons pour l'avenir», lui a répondu lundi le secrétaire général de l'UMP. Avant de souligner qu'il n'avait «pas pour habitude de chercher des boucs émissaires».

VIDEO. Jean-François Copé sur France Inter

Jean-François Copé
 
Outre Jean-François Copé, d'autres ténors de l'UMP se sont émus des propos de l'ex-ministre des Solidarités. L'ancien ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'est dit «très surpris que l'on puisse aujourd'hui réclamer un droit d'inventaire à l'intérieur de (sa) famille politique», tandis que l'ex-ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est y clairement opposé.
 
 «Le droit d'inventaire, je suis contre. Parce que l'inventaire, c'est le passé. Le droit d'inventer, je suis pour. Parce que ça, c'est pour l'avenir», a-t-il déclaré dimanche sur BFMTV-RMC. Et Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP chargée du projet, de tacler sur son compte-Twitter : «Pourquoi être restée ministre si longtemps elle avait le droit de démissionner».
source le parisien

Posté par le tigre blanc à 16:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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