jeudi 16 août

France-Uruguay (0-0) : un apéritif sans saveur

Pour son premier match à la tête de la sélection, Deschamps n’a pas été gâté. Trop empruntés, les Bleus n’ont pas marqué. Il faudra se montrer plus percutant le 7 septembre en Finlande.

 

La Havre (Seine-Maritime), mercredi. Karim Benzema se heurte à la solide défense uruguayenne. Un match trop timide pour tirer des enseignements de son association avec Olivier Giroud. 

La Havre (Seine-Maritime), mercredi. Karim Benzema se heurte à la solide défense uruguayenne. Un match trop timide pour tirer des enseignements de son association avec Olivier Giroud.  Un nul pour commencer.

Comme Roger Lemerre, Jacques Santini ou . n'a plus qu'à choisir de quel côté faire pencher son destin de nouveau sélectionneur national. Il y a une réussite considérable, un mandat entre deux eaux et un triste bilan, le choix n'est pas donc pas très difficile. 0-0, donc, et encore ? A peu près rien dans l'ensemble, beaucoup plus dans le détail.

Un match de est évidemment la manifestation la plus spectaculaire d'un rassemblement des Bleus, sa raison d'être même. Mais quand il ponctue le premier rendez-vous d'un sélectionneur à peine intronisé, est-il vraiment important ? L'essentiel, pour l'équipe de France comme pour Deschamps, n'était-il pas dans cette prise de fonction puis de contact ?


Le nouveau cadre, l'apprentissage d'un nouveau discours, les attentes réciproques comptent sans doute plus qu'un match amical du mois d'août avec des niveaux de préparation différents, des joueurs plus ou moins perdus dans leur nouveau monde pour les bizuths, ou presque (Yanga-Mbiwa, Jallet, entré à la place de Debuchy, Capoue, Gonalons). Et on aurait dit la même chose si l'équipe de France avait joué comme l'Espagne en en passant quatre à l'Uruguay dont deux sur reprises de volée. On aurait dit presque pareil.

L’état d’esprit de Ribéry

Il est vrai qu'on n'a pas avancé d'un pouce, que l'on s'est parfois ennuyé ferme dans un stade Océane réussi, mais trop calme, que les enseignements ont fait comme tout le monde le 15 août — le pont. Le 7 septembre, quand les trois points seront déjà décisifs en Finlande pour le début des éliminatoires du Mondial 2014, la défense tricolore changera si Koscielny est apte, le milieu prendra du muscle et Valbuena n'évoluera peut-être pas couloir droit. Il existe trop d’inconnues majeures pour donner à ce France-Uruguay des allures de répétition générale.


Il fallait prendre autre chose. L'association Benzema-Giroud, qu'il faudra revoir et qu'on ne peut pas enterrer au bout d'une match; les premiers pas de Yanga-Mbiwa et Jallet, plutôt à l'aise; la vélocité de Capoue, auteur d'une entrée remarquée à la pause; le retour de Sakho, en progrès; l'état d'esprit de Ribéry, qui a réussi, au moins sur ce match-là, à faire abstraction de ses déboires judiciaires; la reprise de volée plat du pied formidable de Benzema (61e), trouvant le poteau.
Il fallait vivre cette rencontre amicale comme un apéritif. Tout n'est pas bon et ça ne présage pas du repas, mais on picore. Il suffit juste de garder de la place pour la suite. Là, on peut l'avouer : on a vraiment encore faim. Vivement le 7 septembre !

source le parisien

Posté par le tigre blanc à 06:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur France-Uruguay (0-0) : un apéritif sans saveur

Poster un commentaire